« Sainte-Luce doit être une ville pour tous ». C’est autour de ce souhait que s’est déroulée, lundi 4 novembre, la soirée participative sur le thème des solidarités. Jeunes ou retraités, les Lucéens étaient venus nombreux pour exprimer leur vision d’une ville qui prendrait soin de ses habitants les plus fragiles.

« Partage ». C’est le mot qui est revenu le plus souvent, lorsque les Lucéens venus à cette soirée participative ont résumé ce qu’ils entendaient par « solidarités ».

Le terme est vaste : il évoque l’accompagnement des personnes précaires, mais aussi de celles qui sont isolées, le maintien à domicile des personnes âgées, l’aide des chômeurs en recherche d’emploi, la lutte contre les violences conjugales ou encore contre l’homophobie, la prise en compte des handicaps…

Ce soir-là, c’est le soutien aux personnes précaires qui a mobilisé l’essentiel des discussions. Et ce, pour une raison simple : Sainte-Luce n’est pas épargnée par l’augmentation nationale de la pauvreté. Avec un taux de chômage qui a bondi de 140 % en dix ans, elle est même confrontée à de plus en plus de situations difficiles. Un nombre croissant de Lucéens peinent à boucler leurs fins de mois et s’isolent sans faire appel au CCAS, dont la mission est pourtant de venir en aide aux plus fragiles. Il est urgent de prendre en compte cette nouvelle réalité. « Le CCAS doit aller sur le terrain, à la rencontre des habitants, pour détecter les situations d’urgence », témoigne une Lucéenne.

Des idées nombreuses

« La solidarité mérite d’avoir une place importante dans la politique d’une ville », affirme quant à elle Dominique Le Berre, adjointe au maire de La Chapelle sur Erdre, venue évoquer son expérience. Un constat partagé par l’équipe d’Ensemble pour Sainte-Luce.

Les Lucéens ne manquent pas d’idées :
– candidater à l’expérimentation du dispositif « Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée »,
– créer un restaurant social et solidaire,
– mettre en place des mesures visant à faciliter l’accès des enfants en situation difficile à la culture et au sport…

« Il faut mettre de la gaieté dans la solidarité, en organisant des moments conviviaux et de partage », ajoute une participante. Réunions de quartier, potagers partagés… La solidarité se construit aussi à l’échelle individuelle, en créant du lien avec ses voisins.

La réunion a été trop courte, et tous les thèmes à l’ordre du jour n’ont pas pu être abordés. Mais ce soir-là, salle Dagorne, tandis que les idées s’exprimaient, se dessinait peu à peu l’image d’une ville plus égalitaire, qui prendrait soin des siens.

Pour en savoir plus, rendez-vous le 11 décembre pour la soirée de restitution…

Vous souhaitez être acteur du changement dans notre commune ? Venez échanger avec nous lors de nos réunions participatives : jeudi 21 novembre à 20h30 salle Dagorne 1 sur le dialogue citoyen, et mercredi 27 novembre à 20h30 au manoir de Bellevue sur l’alimentation et l’agriculture.